MagnétismeC'est un médecin du nom de Franz-Anton MESMER, arrivé à Paris en 1778, qui introduisit une théorie sur l’existence d'un fluide magnétique animal par analogie au magnétisme des métaux. Pour lui, ce fluide aurait des vertus thérapeutiques. Il induit ainsi des crises convulsives chez des patients qu'il place debout dans un baquet, souvent d'ailleurs pendant que des musiciens jouent la musique de MOZART, qui par ailleurs était un ami de MESMER. Six ans plus tard, Louis XVI envoie deux commissions d'enquête scientifique dont l'une, présidée par Benjamin FRANKLIN, comprend notamment le chimiste LAVOISIER. Ces commissions concluent à l'inexistence du fluide magnétique sans rejeter par contre la possibilité d'effets thérapeutiques dus à "l’imagination", aujourd'hui appelé imaginaire. À ce moment, le marquis de PUYSÉGUR découvre le somnambulisme provoqué et, à partir de cette époque, tous les magnétiseurs minimisent l'importance de ce fluide au profit de la relation entre le thérapeute et son patient. Le rôle des phénomènes de croyance est étudié et l’on donne de plus en plus de place aux suggestions verbales par rapport aux passes magnétiques. Notamment grâce à un Abbé portugais qui regardait dans les yeux de ses patients et leur disait : « dormez, je le veux », l’Abbé de FARIA (cité dans le roman « le comte de Monte Cristo » de DUMAS). Il rejette l’existence d’un fluide ainsi que l’action de la volonté du magnétiseur de PUYSÉGUR. Il prétend en effet que le sommeil magnétique dépend, non du magnétiseur mais du sujet lui-même. Il théorise ainsi les suggestions post-hypnotiques en 1787, sans encore parler d’hypnose. |