Les hypnoses
L’hypnose traditionnelle
Cette forme d’hypnose a été définie pour la première fois en 1843 par
James BRAID, chirurgien anglais. Elle découle des recherches sur le magnétisme animal de MESMER, un médecin autrichien.
L'hypnose traditionnelle se caractérise par l'attitude autoritaire et
directive de l'hypnotiseur. Elle exploite essentiellement la
domination et la fascination pour provoquer l'état hypnotique. Mais en
réalité, domination et fascination n’ont rien à voir avec le processus
hypnotique, ils ne sont pas nécessaires et sont même néfastes si on
utilise l’hypnose à des fins thérapeutiques. Ces attitudes rendent
résistants à l’hypnose plus de 70% de la population. Toutefois, cette
technique permet à certaines personnes de rentrer très vite en état
hypnotique en se concentrant plus facilement sur une idée. Elles
focalisent alors leur attention et modifient leur état de conscience.
Il leur est possible alors d'expérimenter simplement les suggestions du
thérapeute.
Quelques avantages
On peut l’utiliser en urgence lorsque le patient a besoin de soins très rapides :
- un accidenté qui souffre. On peut traiter sa douleur aigue pour faciliter les autres soins.
- en urgence psychiatrique, un patient très angoissé ou très confus peut être rassuré rapidement.
Les inconvénients
- Le sujet hypnotisé se sent passif et ne développe donc aucune confiance en lui.
- Le thérapeute fait croire qu’il détient le pouvoir
et le savoir pour guérir le patient. Celui-ci n’est pas conscient du
fait que ce sont ses propres ressources qui l'aident à aller mieux.
- Basées sur des directives et des ordres directs, les techniques hypnotiques traditionnelles sont simplistes
, moyennement efficaces et limitées à un petit nombre de domaines
d'application. Lorsqu’il y a des résultats, ils sont parfois peu
durables. Par exemple, dans le cas du traitement du tabagisme, certains
gourous utilisent l'hypnose traditionnelle et prétendent pouvoir librérer
le patient de sa dépendance en une seule séance. Mais l’efficacité de
cette technique est décevante : un an après le traitement, seul 3% des
patients n'ont pas rechuté.
- Le fait que peu de sujets
entrent en état hypnotique a suscité la fausse croyance selon laquelle
l’hypnose ne serait pas accessible à tous.
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