Institut de nouvelle hypnose et de psychosomatique asbl

Guérir et sépanouir avec l'hypnose

Historique de l'hypnose

L'hypnose : un savoir plus qu'un pouvoir

Le mérite de James BRAID est d'avoir compris qu'hypnotiser relevait plus d'un savoir que d'un pouvoir. En effet, pour lui, cela ne fait aucun doute, hypnotiser est avant tout affaire de savoir scientifique, de psychologie et de savoir-faire. On a démontré par la suite toute l'importance du savoir-être de l'hypnotiseur et de la relation de confiance qui doit s'installer avec le sujet. A ce propos, on compare souvent la situation hypnotique au système parlementaire britannique où la reine n'a de pouvoir que celui que lui délègue le peuple. L'hypnotiseur ne fait que remplir le rôle qui lui est assigné par le sujet en demande d'hypnose.

Aux USA, dès 1845, l'hypnose est utilisée par Morton PRINCE pour traiter les personnalités multiples. Le père de la psychiatrie américaine, Benjamin RUSH, l'intègre également dans sa pratique.

Deux écoles s'affrontent autour de l'hypnose

En France, c'est vers 1880 que l'hypnose revient en force grâce à deux professeurs d'université célèbres. Il s'agit du neurologue Jean-Martin CHARCOT à la Salpétrière, d'une part, et du Dr Hippolyte BERNHEIM de la clinique médicale de Nancy, d'autre part. Ces deux scientifiques défendent chacun des positions extrêmes concernant l'hypnose, ce qui divisa le monde médical et provoqua la naissance de deux écoles. 

  • Dr Hippolyte BernheimAu départ, BERNHEIM fut convaincu des vertus de l'hypnose grâce aux succès thérapeutiques obtenus par le Dr LIEBAULT, médecin de campagne qui avait étudié les travaux de BRAID. BERNHEIM, à l'origine de l'école de Nancy, réduit l'hypnose à la suggestibilité : « les phénomènes hypnotiques proviennent de cette propriété physiologique du cerveau ». Il décrit ainsi la loi de l'idéo-dynamisme, à savoir qu'une idée suggérée devient un mouvement, une sensation, une émotion ou un acte biologique (vasoconstriction ). A l'inverse, grâce à l'hypnose, on peut inhiber une sensation comme la douleur, le prurit, un acouphène, ... Une suggestion peut aussi produire une émotion agréable et inhiber ainsi des émotions comme l'angoisse, la tristesse ou la colère. BERNHEIM remarque que certains états de conscience modifiés augmentent cette suggestibilité en développant la force idéo-dynamique par la prédominance des facultés d'imagination. Cependant, la suggestion peut être utilisée à l'état de veille et la méthode est appelée PSYCHOTHERAPIE. Ce terme apparaît pour la 1ère fois en 1891, dans son livre « hypnotisme, suggestion et psychothérapie ». Cette reconnaissance de l'hypnose par le professeur BERNHEIM permit aux médecins de pratiquer ouvertement l'hypnose.
  • Dr. CharcotL'école opposée, celle de Paris, menée par CHARCOT, a essayé de démontrer que l'état hypnotique était un état hystérique. Pour CHARCOT, l'hypnose est donc un état physiopathologique, ce qui est faux bien sûr mais cela donnera une mauvaise réputation à l'hypnose. Cela suscita une fausse croyance selon laquelle les personnalités hystériques étaient des meilleurs sujets pour l'hypnose, alors qu'en réalité, ils peuvent être les plus résistants à l'hypnothérapie !




En Conclusion

Plus tard, les concepts de CHARCOT furent donc rejetés, notamment grâce au triomphe de l'Ecole de Nancy (BERNHEIM) qui a pu démontrer que la capacité à être traité par l'hypnose était une capacité naturelle. Certains chercheurs modernes ont même démontré que plus la personnalité est normale, plus le sujet est hypnotisable, constat qui s'oppose complètement à l'hypothèse pathologique de CHARCOT.

 
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